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En 1343, le dauphin Humbert II accorde à cinq territoires de
la région de Briançon une large autonomie. Cinq Escartons
furent créés ("escartonner" signifie répartir
les contributions entre les membres de la communauté). Ils couvrent
le Briançonnais, le Queyras et les vallées italiennes
d'Oulx, du Val Chisone et du Val Varaita. Ce statut particulier fut
aboli en 1713 pour les vallées italiennes et à la Révolution
pour les vallées françaises.
La géographie des Escartons favorisait naturellement les échanges
et les communications vers l'amont plutôt que vers l'aval. Cette
habitude vient d'une relative facilité dans le passage des cols
et des difficultés de franchissement des gorges situées
au niveau des verrous glaciaires des grandes vallées.
La Haute Trace des Escartons qui franchit les frontières, permet
de renouer les liens entre des vallées à l'histoire commune.
Le projet de la Haute
trace |
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A l’origine, les brigades de douaniers skieurs ont longtemps
porté l'essor sportif du ski de fond (proximité des frontières).
Puis le milieu des années 70 a vu l'installation des pionniers
promoteurs d'un ski de fond adapté aux touristes. Leur enthousiasme
a séduit une clientèle adepte d'un ski de fond "d'aventure
en altitude". Cette tradition s’est principalement appuyée
sur les destinations du Queyras et du Briançonnais (vallées
de Cervières et la Clarée).
Aujourd’hui dans les Hautes-Alpes, on trouve une concentration
de pistes et itinéraire de ski de fond offrant une grande variété (environ
900 km répartis sur une vingtaine de site).
Cette dynamique d’aménagement et d’offre touristique
s’appuie sur la mise en valeur d’un territoire original
(vallées d’altitude habitées, itinéraires
d’altitude, liaison inter vallées avec franchissement
de cols élevés).
C’est dans cette logique de succès, qu’en 1999 les
collectivités du Queyras, de Cervières, du Haut Val de
Suse et de la vallée de la Clarée ont lancé l’organisation
d’un produit nordique original : La Haute Trace des Escartons.
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